Silvia (Julio Cortazar, recueil « Dernier round »)

 

Fire Dance by Christina Matheson, on Flickr

Crédit : Christina Matheson – http://www.flickr.com/photos/christinamatheson/

Fernando et les souvenirs de Silvia. Adolescente, mais répondant aux attentes de qui l’imagine.

L’ imaginaire est- il forcément confiné derrière le voile de nos yeux fermés?

Des Argentins bruyants et envahissants

Dans le Lubéron, les Argentins en vacances perturbent la tranquillité du narrateur.

[…]Raul et Nora Mayer, et, bien sûr, leurs amis Javier et Magda, ce qui implique leurs enfants [Alvaro, Graciela et Lola] et Silvia […]

De toutes façons, il faut aussi inclure Jean Borel qui enseigne la littérature de nos pays dans son université occitane, sa femme Liliane et le minuscule Renaud en qui deux années s’entassent en tumulte.

Silvia le hante. En tant qu’ours asocial, il est plus à l’aise avec les enfants du groupe, qui l’initient à leur monde, leurs jeux et Silvia.

Graciela s’est toujours sentie dans l’obligation de tout m’expliquer, partant du principe qu’elle me trouve un peu bête.

« Alvaro s’est coupé au pied et Silvia lui a mis un pansement. Lâche- moi maintenant parce qu’il faut que je parte.  » Personne ne la retient mais Graciela éprouve toujours le besoin d’affirmer sa liberté.

Seulement dans le monde des enfants ?

Pas un instant il n’est évoqué Silvia autrement qu’avec les enfants. Un soir, il finit par en prendre connaissance.

[…] je crois que c’est à ce moment- là que j’ai vu Silvia pour la première fois;

Cela me semblait étrange qu’on ne m’eût pas présenté à Silvia, mais elle était si jeune, désireuse peut- être de se tenir à l’écart, je compris le silence de Raul et de Nora, Silvia évidemment était à l’âge difficile, elle refusait d’entrer dans le jeu des grands, elle préférait imposer son autorité et son prestige parmi les enfants réunis près de la tente.

Et alors que les grands poursuivent leur conversation, Silvia, il l’examine, l’observe avec étonnement. Personne ne semblant y prêter attention, il finit par découvrir que Silvia est l’amie imaginaire des enfants. Mais alors, comment peut- il la voir?

Le mystère Silvia

La clef, c’était les enfants. Avaro l’a fait venir, mais pas seulement lui. Finalement,  Fernando découvre le mystère derrière Silvia. Et pourquoi il sera si difficile de la revoir…

Mon avis

Au détour d’une conversation entre Fernando et Jean Borel, Cortazar fait référence à une de ses nouvelles, L’idole des Cyclades, lorsqu’il est question d’une statuette.

J’ai adoré les dialogues des enfants, qui passent du sérieux au désuet avec un naturel incroyable :

« Ils n’y croient pas parce qu’ils sont bêtes, dit Graciela. Montre- moi où est ton cabinet et accompagne- moi faire pipi »

Mon passage préféré, c’est la description de Silvia quand Fernando s’y confronte :

Je m’approchait de la chambre et je vis Silvia en train de dormir sur mon lit, ses cheveux comme une méduse d’or sur l’oreiller.

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A propos Erick

INFP, en transition : écrire mieux, donner du sens à chaque expérience en organisant par écrit mes impressions !
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2 commentaires pour Silvia (Julio Cortazar, recueil « Dernier round »)

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