Métaphysique de l’amour sexuel, d’ Arthur SCHOPENHAUER

 

Couverture du livre de Schopenhauer

Crédit : amazon.fr

La métaphysique de l’amour sexuel est l’un des suppléments au Monde comme volonté et comme représentation, l’œuvre phare de Schopenhauer.

Le philosophe questionne sur le choix dans ce domaine intime : n’est- ce pas la volonté de l’espèce, qui amènerait les individus à s’associer pour la création des individus futurs les plus adéquats ?

Terrain glissant, d’autant que ce chapitre constitue la conclusion de son ouvrage.

De l’existence du sentiment amoureux

Si l’amour, terreau artistique, est souvent objet de peintures ou de poèmes, des passions comme celles de Roméo et Juliette existent- elles? L’auteur écarte vite tout doute à ce sujet.

« Mais il y a là une chose que je ne puis  m’expliquer : comment deux êtres qui, sûrs de leur amour mutuel, s’attendent à trouver dans la jouissance de cet amour la  suprême félicité, ne préfèrent- ils pas se soustraire à toutes les relations sociales en bravant tous les préjugés et supporter n’importe quelle souffrance, plutôt que de renoncer, en même temps qu’à la vie, à un bonheur au- dessus duquel ils n’en imaginent pas de plus grand? »

Ce thème ayant été traité de façon incomplète ou erronée par ses prédécesseurs, il se propose d’en réaliser une étude complète.

De la racine sexuelle de l’amour

« […] l’objet chéri qui leur inspire des madrigaux et des sonnets, s’il était né dix- huit ans plus tôt, aurait à peine obtenu d’eux un regard. »

Schopenhauer considère toutes les manifestations de l’amour dans la vie courante, cause d’intrigues, de désagréments, d’agitation.

« Il s’agit simplement, en somme, de trouver chaussure à son pied […] »

« Non, ce n’est pas d’une bagatelle qu’il s’agit ici; au contraire, l’importance de la chose en question est en raison directe de la gravité et de l’ardeur des efforts qu’on y consacre. »

« C’est que ce n’est rien moins que la composition de la génération future qui se décide là. »

Ainsi qu’il le conclut, l’amour sexuel a pour but l’avenir de l’espèce, qui se décide de génération en génération, ce qui implique les manifestations quotidiennes, lyriques, épiques, incongrues qu’on peut observer.

De la volonté à l’œuvre dans l’amour

L’amour sexuel est une manifestation de la volonté de vivre de l’espèce; pour l’individu, sa volonté de perdurer. Mais ce n’est qu’un stratagème de l’espèce pour amener l’individu à concevoir un descendant particulier. Ainsi, l’élan amoureux à pour fin non pas sa propre satisfaction mutuelle, mais la procréation. Cela, selon l’auteur, justifie tous les mensonges, violences, et autres possessions physiques malhonnêtes de l’autre, dès lors qu’il existerait une entrave individuelle à la volonté impersonnelle de l’espèce.

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A propos Erick

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