Bouteille à la mer (Julio Cortazar, recueil « Heures indues »)

Julio Cortazar vient à Berkeley, Californie, afin de promouvoir son recueil « Nous l’aimons tant, Glenda ». Il découvre alors que Glenda Jackson, l’actrice qui avait servi de modèle pour sa nouvelle, est sorti de sa retraite cinématographique, comme dans la fiction, pour un rôle sans rapport avec sa carrière.

Hopscotch, qui signifie « Marelle », comme le roman de Cortazar, conduit au meurtre de son auteur. Vengeance, en représailles de la mort de Glenda Garson, ou coïncidence ? A moins que la fiction ait créée un univers d’hommages réciproques …

Nous l’aimons tant, Glenda : Réponse

Sa nouvelle était un hommage à Glenda Jackson, au travers du personnage idolâtré de Glenda Jackson.

Dans ce film, Cortazar découvre que Glenda, la véritable, a réellement repris du service. Un film d’espionnage, en écho à l’ambiance dans laquelle les fanatiques de la nouvelle exécutaient leur tâches de perfectionnistes à la gloire de Glenda.

Simple coïncidence? Le titre appelle Cortazar à y voir un message à son attention (il a écrit Marelle, un roman à la lecture erratique). L’auteur du livre défendu serait assassiné, comme Glenda Garson dans la nouvelle.

Aussi, Cortazar décide d’achever cet hommage fictif en miroir par la narration de cet étonnant parallèle entre les personnages fictifs et leurs avatars de la réalité.

« A présent, à la fin de ce que je viens d’écrire avec la vague horreur d’une chose également vague, je sais également que dans votre message il n’y a pas de vengeance mais une symétrie incalculablement belle, que le personnage de mon récit finit par rejoindre le personnage de votre film parce que vous l’avez voulu ainsi, parce que seul ce double simulacre de mort par amour pouvait les rapprocher. »

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A propos Erick

INFP, en transition : écrire mieux, donner du sens à chaque expérience en organisant par écrit mes impressions !
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