L’amour coup- de – foudre

« Pour qu’un amour soit inoubliable, il faut que les hasards s’y rejoignent dès le premier instant. »
~ Milan Kundera

C’est chaque fois un tableau, où toutes les palettes de couleurs et sensations m’amènent vers ses lèvres.

Une bouche charnue, entrouverte sur un sourire,
les yeux calmes, entravés de cils
luttant contre le soleil,
des fragments de lumière détachant ce besoin
de caresses de mes mains sur ses joues.

Une inconnue
Je ne cesse de me souvenir de toi,
De l’impossibilité de continuer ce silence
De la méconnaissance de nos corps.
Pourtant tu ne cesses d’être inconnue,
Les souvenirs débordent de vie,
Tant souhaités et si faux,
Car l’envie de t’explorer
Dépasse la réalité.

Et déjà je m’enfonce
Dans ta mémoire
Tu te rappelles nos moments passés
Qui restent à venir.

Et lorsque tout t’éloigne
S’oppose à se retrouver,
Le hasard fredonne
Tes halètements du soir
Bientôt contre ma peau.

Je n’ai que faire
de ton odeur, de ta douceur, de ta chaleur, de tes yeux, de tes longs cheveux ondulés soyeux.

Mais tu n’en as déjà plus rien à faire.

Alors j’écoute
La mélodie qui coïncide
Avec mon cœur esseulé,
Et ta langue me.

Hasard, chute libre intense
Arrache mes idéaux une nouvelle fois
Montre- moi, amène- moi
La Muse qui éveille
Ces désirs, cette destinée épique, désespérée
De vivre.

Ola ola ola ola ola!! Qu’est- ce qu’il m’arrive?

Les citations d’habitude n’ont pas ce pouvoir sur moi. Je me suis emporté. Voilà ce que j’en retire, de cette pensée de Kundera sur le coup de foudre.

J’aime cet amour violent et authentique, pur, irréfléchi, lycéen, candide. Inoubliable, si riche, celle qui me retire toute pensée, toute réflexion, qui ravive mon corps, le renouvelle, d’un seul regard.

Rarement partagé, mais quelques fois j’entends la musique. Chaque note se joue dans le paysage, j’agis en maestro qui attise le rythme, et replace les musiciens, jusqu’à aider le hasard qui s’investit dans l’attraction de nos corps.

Et quand la mélodie se disperse avec les nuages éclipsant la lune, je me rappelle que j’aime, que je veux aimer, sans m’importer qu’elle m’aime, sans crainte d’en souffrir.

Et c’est si facile, quand la Muse daigne soulever ses paupières, assoupies par la félicité d’être plus qu’une femme, plus qu’un objet de désir, plus que celle qu’elle s’imagine seulement être. Et devenir la glaise de mon imagination, et se laisser façonner en volonté de vivre.

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A propos Erick

Diététicien, INFP, yogi coincé, coureur amateur. Buts: écrire mieux, donner du sens à chaque expérience en organisant par écrit mes impressions !
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