Un journal, pour être objectif sur son passé

C’est en cours d’études supérieures que j’ai entamé un journal. Je m’étais toujours mieux exprimé à l’écrit, et n’avais plus de confident à proximité. Et je savais que cela ne me plairait pas de diffuser toute ma vie à quelqu’un en qui je n’avais pas pleinement confiance.

Et puis, ça ne me semblait pas sain. Je voulais surtout pouvoir écrire à vif ce que j’avais ressenti, pour l’exorciser, sans le poids d’un regard extérieur. Pour pouvoir m’y replonger à l’avenir, et comprendre mon évolution, mon changement de personnalité.

Mais, au début, j’avais la peur viscérale de devenir adulte. Et ce journal était la mémoire du passé chargée de me rappeler continuellement de ne pas me laisser mourir.

Je n’avais pas d’idéaux. C’est ce que je pensais alors. Mais j’étais persuadé que devenir adulte rimait avec s’abandonner au rôle que la société avait choisi de nous faire jouer, et de laisser mourir les flammes de l’adolescence. Être moins soi- même afin de rentrer dans une case.

J’envisageais donc de tromper la société, en faisant semblant de jouer un rôle, tout en restant moi- même. J’allais me tromper doublement. Ce n’est pas la société qui est à blâmer, mais soi, dès qu’on a la liberté de devenir celui que l’on veut être. Et faire semblant était le meilleur moyen d’accumuler les déceptions, car jouer un rôle et ne pas être ovationné est frustrant : aurais- je eu du succès en étant moi- même ?

J’ai abandonné mon journal, dès lors que les événements furent trop négatifs, tels que le chômage durable, ou que la vie que je menais était trop éloignée de celle que je désirais, en vrai. Je perdais contact avec moi- même.

Reprendre ce journal, ça a été comme un déclic. D’abord, j’ai pu avoir le plaisir de relire mes aventures passées. C’était drôle, je ne reconnaissais pas toujours ma façon d’alors de raisonner.

Ensuite, j’ai été frustré, que pour certaines années, il n’y ait quasiment aucune description. Ce qui correspondait à des moments de stress intenses. Impossible donc de tout écrire, replonger dans ces périodes de façons chronologique et continue aurait été trop lourd, me plongeant alors dans des sensations négatives néfastes à mon désir d’éloigner la désespérance de ma vie actuelle.

J’ai choisi de reprendre l’écriture. Cette fois- ci sans règle. Poème, dessin, forme de l’écriture, tout était permis.

J’ai aussi revu les objectifs du journal. Ne faire qu’examiner le passé m’aidait à être objectif, mais je restais captif de ces souvenirs, et c’est avec cette base que je créais mon avenir. Il fallait changer cela, mais comment ?

Le blog de Steve Pavlina m’a donné quelques pistes. Revoir le passé permet de reformuler les expériences négatives, d’en voir un autre aspect. Il est aussi possible de se projeter dans l’avenir, de noter ses objectifs.

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A propos Erick

INFP, en transition : écrire mieux, donner du sens à chaque expérience en organisant par écrit mes impressions !
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Un commentaire pour Un journal, pour être objectif sur son passé

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