Été (Julio Cortazar, recueil « Octaèdre »)

672 Le Cheval Blanc

Crédit : I Am Not I, sur Flickr -http://www.flickr.com/photos/mladjenovic_n/4021471281/

Un couple, qui garde la fille d’un ami, fait face à une terreur nocturne : un cheval se heurte à leur maison, essayant d’y pénétrer, de force …

« Tout se répétait fidèlement, chaque chose à son heure et une heure pour chaque chose, à l’exception de l’arrivée de la petite qui déréglait légèrement l’engrenage[…] »

Nouvelle courte du recueil Octaèdre, Été campe un huis- clos, où le couple est assailli par un fantasme, qui prend corps : un cheval blanc tente d’entrer chez eux.

« Seulement, à présent, il ne le disait plus à voix haute, il semblait qu’il n’eût plu besoin de parler avec Zulma et Zulma elle- même ne disait rien qui réclamât un échange d’idées. »

Alors que la femme, Zulma, semble immédiatement convaincue de la véracité de sa vision, l’homme, Mariano, ne s’y fait qu’en apercevant la buée laissée par la respiration du cheval sur la vitre, et les traces de pas dans le sol.

La nouvelle change de rythme lorsque la femme s’effraie que la fillette est ouvert la porte, laissant le champs libre au cheval, pourtant introuvable.

La femme considère immédiatement que la fillette veut laisser entrer le cheval, qu’elle veut donc leur perte.

L’homme comprends que la fillette est sortie faire pipi, et s’est endormie avant de pouvoir fermer la porte.

L’angoisse de la porte ouverte n’est pas apaisée, car l’homme raisonne son épouse en l’emmenant de force dans leur chambre.

« Couche- toi, dit Mariano. Je te dis que la porte est ouverte. Je m’en fous, dit Mariano, qu’il entre s’il veut, à présent je m’en fous éperdument qu’il entre ou qu’il entre pas »

En fin de nouvelle, la séparation entre les façons de voir du couple est consommée.

Le cheval était un fantasme qui avait pris corps, symbole de violence, de liberté.

Si la femme craint avant tout pour leur quiétude d’habitudes bien réglées, le mari ne s’y attache plus dès lors que la réaction de son épouse devient excessive envers la fillette, symbole de l’innocence.

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A propos Erick

Diététicien, INFP, yogi coincé, coureur amateur. Buts: écrire mieux, donner du sens à chaque expérience en organisant par écrit mes impressions !
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2 commentaires pour Été (Julio Cortazar, recueil « Octaèdre »)

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