Tous les feux le feu, de Julio Cortazar

Couverture du livre aux éditions Gallimard

Crédit : amazon.fr

Tous les feux le feu est un recueil de Cortazar qui manie le fantastique en le distillant dans des situations de la vie quotidienne.

Les nouvelles sont hautement ancrées dans le réel, et l’élément fantastique n’est qu’un accessoire qui crée les situations pour animer les personnages …

  • L’autoroute du Sud, qui devrait ramener les automobilistes à Paris, les prend en otage, dans un embouteillage sans fin.
    La vie s’organise alors, en groupes de véhicules, dans une dimension où le temps s’écoule à une allure surnaturelle …
  • La santé des malades, est un paradoxe : continuer à feindre la bonne santé de mourants ou morts, pour garder la matriarche en vie le plus longtemps possible, en faisant fi de l’envie de chacun de pleurer leurs morts …
  • Réunion est un hommage au débarquement de Che Guevara à Cuba.
    Le fractionnement du groupe, la disparition des compagnons, la mort, plongent le narrateur dans une ambiance onirique où l’espoir semble s’étioler peu à peu.
    Mais même cela n’est pas certain …
  • Mademoiselle Cora, c’est l’infirmière du jeune homme, qui sera opérée de l’appendicite.
    Entre eux se joue une relation professionnelle, amicale, personnelle, intime, que la narration sans borne explore selon les regards de la mère, de Cora, du chirurgien, de l’adolescent …
    L’important, c’est ici les émotions qui naissent et se véhiculent de l’un à l’autre.
  • L’île à midi raconte l’attraction surnaturelle d’un Steward envers une île quelconque, alors qu’il souhaitait quitter la banale routine de sa vie.
  • Directives pour John Howell :  un spectateur est contraint de participer à une pièce de théâtre.
    Essayant d’en changer le déroulement, il est éconduit, et dans la salle achève de regarder la pièce.
    Jusqu’à ce que l’ambiance lui intime l’ordre de fuir le théâtre, et que la fiction s’incruste dans la réalité …
  • Tous les feux le feu, qui indique comment la passion qui trahit des amoureux va causer leur perte, consumés violemment, au sens propre, par les conséquences de leurs amours.
  • L’autre ciel suit le narrateur, entre les années 40 et 70, à Paris.
    Ses allers- retours entre sa vie rangée de fonctionnaire et celle des galeries couvertes parisiennes le font osciller entre deux femmes, de vies et intérêts différents.
    Si le ciel de la verrière est irréel, pourtant la vraie vie, digne d’être vécue car pleine de sensations, pourrait s’y trouver.
    Que choisir ?
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A propos Erick

Diététicien, INFP, yogi coincé, coureur amateur. Buts: écrire mieux, donner du sens à chaque expérience en organisant par écrit mes impressions !
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