Au bout de la nuit (2008, de David Hayer)

Jaquette du film

Keanu est le gentil, mais Forest ne va pas le laisser filer…

« Tom Ludlow (Keanu Reeves) est le meilleur détective de l’Ad Vice, unité spécialisée de la Police de Los Angeles. Son supérieur, le capitaine Wander (Forest Whitaker), ferme les yeux sur ses procédés souvent « hors normes » et le protège lors d’une enquête interne (Hugh Laurie) menée contre lui. Accusé à tort du meurtre d’un collègue, Ludlow doit lutter seul contre le système corrompu pour prouver son innocence. « 
(amazon.fr)

Keanu Reeves campe donc un flic aux méthodes illégales mais qui permettent d’arrêter les coupables quand les preuves n’existent pas. On a le schéma classique du pseudo flic pourri, qui se fait piéger, et doit prouver son innocence. Sauf qu’il ne peut pas :

  1. Tout est contre lui, il a menacé la victime peu avant sa mort, il était armé, il a touché la victime pendant qu’elle mourrait, bref, l’alibi est cramé;
  2. Il n’y a pas seulement 2 flics pourris : pendant le film on se demande juste jusqu’à quel point la police est gangrénée;
  3. Les malfrats semblent de mèche avec la police.

Et c’est juste la première demie- heure. Autant dire que j’avais mis la main sur une belle daube, là.

Sauf que l’action est au rendez- vous. Les révélations se font au compte- goutte, alors que d’un film d’Hollywood on pourrait s’attendre à un passage où le méchant finit par expliquer toutes ses actions au héros qui n’avait rien compris.

Ah si, en fait, c’est exactement ce qu’il se passe vers la fin. Mais, étonnamment, ça ne fait pas sourire aux habitués d’Hollywood, on bascule d’un coup dans le style de François Ozon tellement les révélations sont … décalées et contribuent à déstructurer le personnage du méchant. Ca m’a mis mal à l’aise (une histoire de fou, à voir).

Hugh Laurie réussit à faire oublier son rôle de Docteur House. Mieux: son personnage est crédible, en finesse, un agent des enquêtes internes qui reste empreint de tact, délicat, durant tout le film. Ce qui est plutôt bluffant, c’est qu’il est à la fois discret et omniprésent tout le long du film. Il faut être doué pour ainsi osciller du personnage secondaire au rôle principal.

Bon film, donc, contrairement à sa première demie heure, brouillonne, qui fait penser aux téléfilms de Steven Seagal.

 

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A propos Erick

INFP, en transition : écrire mieux, donner du sens à chaque expérience en organisant par écrit mes impressions !
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