Autre soi- même, ou autre séparé de soi ?

« Parfois, les autres ne remarquent pas ce que l’on fait pour eux, jusqu’à ce que l’on arrête de la faire.

Citation intéressante:

1)sous- entend qu’il y a des choses que l’on fait POUR autrui, et donc pas POUR soi, ce qui revient à ne pas suivre ses envies, mais les désirs/besoins d’autrui. Ca ne peut qu’amener du ressentiment, car on est conscient de se dépenser pour autrui, ressentiment s’il n’y a pas de reconnaissance de l’effort pas réellement désintéressé.
2)Arrêter ce qu’on ne fait pas pour soi sous-entend une prise de conscience que l’action ne permet pas d’obtenir la récompense attendue.
3)La citation reste du domaine du négatif. L’individu qui arrête son comportement manipulateur(faire POUR autrui dans un but précis/conscient) le fait POUR obtenir une réaction d’autrui(reconnaissance par après de l’effort).

 
En espérant de la reconnaissance d’autrui, l’individu reste prisonnier et suspendu aux actes d’AUTRUI. Il est contraint, peu importe l’issue(que l’autre lui donne le comportement attendu ou pas),, à répéter ce cycle de frustration qui est inhérent au fait de chercher à faire dépendre sa propre valeur d’autrui.
 
Il est difficile de se faire plaisir en faisant plaisir à autrui. On se fait plaisir en satisfaisant ses besoins. Nos besoins découlent de nos valeurs, ainsi que de nos croyances limitantes.
 
Vouloir se faire plaisir par l’intermédiaire de la reconnaissance de sa propre valeur par autrui peut provenir d’un besoin de reconnaissance.
 
Ce besoin de reconnaissance peut s’enraciner dans la valeur de partage et la croyance limitante qu’autrui est celui qui donne de l’utilité à l’autre, et donc que l’individu n’a pas le droit d’exister pour lui- même, qu’il n’a pas d’existence propre indépendante des autres, ni n’est qualifié d’aucune sorte pour se trouver une utilité pour lui- même, et par là qu’il n’a pas de valeur sorti du contexte de l’autre.
 
Il se cristallise dans cette relation à l’autre la croyance à la dualité. Qu’une chose n’existe pas seule, entière, mais que chacun n’est un individu que complété par un ou des autres. La prise de conscience de sa propre intégrité conduit à accepter l’autre indépendamment de ses réactions à notre égard, de s’accepter indépendamment de ses actes à l’égard d’autrui.
 
 
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A propos Erick

Diététicien, INFP, yogi coincé, coureur amateur. Buts: écrire mieux, donner du sens à chaque expérience en organisant par écrit mes impressions !
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